La musique avant tout… toutes les musiques… NOVA RADIO FM - LE GRAND MIX
Advertising Agency: Young & Rubicam Paris, Boulogne Billancourt, France Creative Director: “Les Six” Art Director: Jessica Gerard-Huet Copywriter: Jean-François Bouchet Illustrator: Nova/Folk/Ska : Jean Spezial ; Inde/Funk/Rap : AM i Collective ; Jazz : Jessica Gerard-Huet ; Cuba : Jean-François Bouchet ; James : Richard Mongenet Photographer: Roger Turqueti Published: March 2008
PommeQ
Petit retard dans les posts…
Semaine relativement chargée… pas vraiment eu le temps de poster beaucoup…
Quelques critiques en retard que je vais essayer de passer dans le weekend…
Cette semaine quelques jours après la journée des femmes, je ne pouvait passer a coté de ce film…
GAUMONT PARNASSE Date de sortie : 05 Mars 2008 Réalisé par Jean-Paul Salomé Avec Sophie Marceau, Julie Depardieu, Marie Gillain, Déborah François, Maya Sansa, Julien Boisselier, Vincent Rottiers, David Capelle, et Moritz Bleibtreu Film français. Genre : Drame, Guerre, Espionnage Durée : 1h 58min. Année de production : 2007 Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs Distribué par TFM Distribution
Le Synopsis :
Engagée dans la Résistance française, Louise s’enfuit à Londres après l’assassinat de son mari. Elle est recrutée par le SOE, un service secret de renseignement et de sabotage piloté par Churchill.
Dans l’urgence, on lui confie sa première mission, l’exfiltration d’un agent britannique tombé aux mains des allemands alors qu’il préparait le débarquement sur les plages normandes. L’homme n’a pas encore parlé mais le temps presse. Louise doit d’abord constituer un commando de femmes spécialement choisies pour les besoins de l’opération. Pour le recrutement, tous les moyens sont bons : mensonges, chantage, remises de peine. Elle engage Suzy, danseuse de cabaret qui excelle dans l’art de séduire les hommes ; puis Gaëlle, chimiste, spécialiste en explosifs ; enfin, Jeanne, prostituée, capable d’assassiner de sang froid.
Parachutée en Normandie, elles sont rejointes par Maria, juive italienne, opérateur radio et dernière pièce du dispositif.
La mission commence bien mais se complique très vite. Contraintes de retourner à Paris, le SOE leur fixe un nouvel objectif, presque suicidaire : éliminer l’une des pièces maîtresses du contre-espionnage nazi, le colonel Heindrich. L’homme en sait déjà trop sur les préparatifs du débarquement.
Cinq femmes, loin d’être des héroïnes, mais qui vont le devenir.
Le Teaser :
Mon Avis :
Jean-Paul Salomé, cinéaste responsable des tristes Belphégor et Arsène Lupin revient cette année avec un film de guerre pas comme les autres racontant les actions d’un groupe de résistantes composé de Sophie Marceau, Julie Depardieu, Marie Gillain et Déborah François… Joli casting et sujet excitant pour un réalisateur qui n’avait pas encore réussi à nous convaincre de son talent ni même de ses capacités à mettre en scène correctement et sans bavures un simple scénario. Et pourtant, ces femmes de l’ombre semblent promettre un nouveau départ dans la carrière de Salomé car il réussit, contre toute attente, à réaliser un film élégant et bien ficelé ! Qui l’eut cru ?
On n’y croyait pas une seconde. Ou si peu… Entre l’espoir d’une intervention divine et le fatalisme du sinistre critique, le nouveau film de Jean-Paul Salomé n’était pas forcément attendu pour relever le niveau actuel du cinéma français. Et pourtant. A force de travail et d’introspection, il semblerait que le réalisateur ait réussi à trouver un certain équilibre dans son cinéma et nous offre avec son dernier film une oeuvre populaire et raffinée. Se rapprochant désormais d’un Jean-Paul Rappeneau sur la forme mais toujours un brin maladroit sur le fond, Salomé réalise néanmoins un film d’aventures romanesque d’une vivacité étonnante… Fluide dans son écriture, cherchant constamment à mordre dans la chair de l’action et à ne pas s’attarder inutilement dans des considérations plus intellectuelles, Les Femmes de l’ombre est un film qui ne perd pas de temps et qui fonctionne comme une grosse locomotive. Quitte à laisser sur le quai quelques demandeurs d’un surplus de subtilité…
Mais ne boudons pas notre plaisir. La reconstitution est souvent fameuse (mais on pouvait déjà en dire autant pour Arsène Lupin) et l’intrigue prend forme avec une certaine classe dans un véritable décorum cinématographique. Entre l’hommage aux films de guerre des années 1950 et le goût pour un cinéma populaire et exigeant, le film de Salomé assume pleinement son esthétisme soigné, assez irréaliste à certains moments mais toujours de bon goût. Ainsi, si les jeunes femmes ressemblent plus à des pin-up de calendriers triées sur le volet qu’à de farouches résistantes, c’est également pour offrir à cette histoire de femmes une dimension romantique et sensuelle rappelant les grands films américains de la belle époque. Une jolie façon de faire du cinéma, éloignée de toute volonté de réalisme mais renouant avec une certaine mythologie glamour de la pellicule… Et même si parfois, le tout manque de souffle et d’enjeux scénaristiques plus brutaux, on notera que le film se fait souvent sans concession aucune et ne se gène pas pour montrer de dures scènes de torture.
Ainsi, soutenu par un excellent casting et une participation masculine de belle facture (Moritz Bleibtreu, Boisselier et Rottiers), le film se laisse voir sans sourciller et les remontrances que l’on aurait aimé faire se font silencieuses. Les femmes de l’ombre ne tombe jamais dans les facilités télévisuelles et cherche constamment à offrir au spectateur un divertissement honnête, intelligent et élégamment construit. Nous pourrons alors mettre de côté notre scepticisme et apprécier ce joli travail qui renoue avec un cinéma français populaire, dans le bon sens du terme. De plus, la leçon d’histoire n’est pas négligeable et soutenue par un message féministe fort et ambitieux qui pourrait prochainement trouver son écho dans d’autres productions du même accabit. Le rôle des femmes durant la seconde guerre mondiale a souvent été mis de côté au cinéma et ce n’est qu’un juste retour des choses de leur consacrer un film d’une telle facture.
On pourrait néanmoins espérer un film plus sombre à l’avenir et ancré dans une réalité plus violente…
En attendant, ces femmes de l’ombre tiennent parfaitement la route et permettent de passer un très bon moment. Que demande le peuple ?
PommeQ
Une petite perle trouvée sur le net…
Après l’Âme Seule Voici Petits Pois / Carottes, 2e court métrage réalisé par Cedric Berthier, Jean-Sébastien Leroux et Maximilien Royo !
Pour en savoir plus sur le film : http://clap2mouche.blogspot.com
PommeQ