Ce qu’il faut retenir… COUPE DU MONDE DE RUGBY 2007… ARGENTINE / ECOSSE
Publié par whoswalt dans SportAprès une phase de poule proche de la perfection, les Pumas argentins s’avançaient sur la pelouse du Stade de France avec une pression d’un genre nouveau. Pour la première fois, le XV de l’Argentine allait jouer un quart de finale de Coupe du monde, qui plus est en position de favori. Deux victoires contre la France puis l’Irlande avaient achevé de convaincre la planète rugby de la valeur de ces Pumas, et le XV du Chardon ne semblait pas, après ses matchs de poule, présenter un défi insurmontable. Mais cette Coupe du monde a déjà montré qu’elle s’offrirait au plus offrant, et qu’aucune hiérarchie ne comptait plus à l’heure des matchs couperets. Côté écossais, le sélectionneur Frank Hadden pouvait s’appuyer sur l’expérience du Chardon - avec ce sixième quart de finale – en rêvant de rééditer l’exploit de 1991 lorsque “Gavin Hastings and co” avaient atteint les demi-finales.
Arbitrée par le français Joel Jutge, la rencontre commençait dans une ambiance rendue surréaliste par une Marseillaise entonnée par les nombreux supporters français présents à St-Denis. Mais Juan Martin Hernandez en a vu d’autres : l’ouvreur argentin tentait le drop sur son premier ballon, de peu à côté. Le premier quart d’heure était rythmé par les chandelles du numéro 10 des Pumas, mais c’est finalement l’Ecosse qui passait les 3 premiers points grâce à une pénalité de Parks, peu après un échec de Contepomi dans le même exercice. Les Ecossais avait choisi de répondre au défi argentin en jouant… à l’argentine. Du jeu au pied, des chandelles et une défense resserrée au près pour bloquer les sorties adverses. La charnière Pichot-Hernandez variait ses distributions pour étirer le rideau adverse, poussant l’Ecosse à la faute. Contepomi en profitait pour ajuster la mire et enquiller deux pénalités qui portaient l’Argentine en tête. Sans s’affoler, les Argentins prenaient la mesure de leur adversaire, qui était puni sur sa première erreur. Dans ses 22 mètres, Parks se faisait contrer par Longo, qui, loin d’être lent, se jetait avant l’arrière Lamont pour aplatir dans l’en-but. Mais le XV du Chardon restait dans le match grâce à l’efficacité remarquable des buteurs, cette fois Paterson, pour un score de 13-6 à la mi-temps.
Conscients de la nécessité de mettre du rythme pour espérer enrayer la machine argentine, les Ecossais tentaient d’insuffler un peu de dynamisme dans leur jeu à l’entame de la seconde période. Mais les Pumas ont une arme qui n’est plus secrète pour personne : le pied d’Hernandez. L’ouvreur renvoyait sans cesse le jeu dans le camp adverse, éteignant les velléités du Chardon. Contepomi réussissait une pénalité, puis Hernandez un drop, et l’Argentine augmentait son avance. Le sélectionneur Hadden jouait alors son joker en remplaçant 4 joueurs d’un coup. Un choix payant : le pilier Smith sonnait la charge d’une action à rebondissement, d’abord contrée par les Argentins, puis relancée par les Ecossais qui finissaient en bout de ligne sur une combinaison entre Brown et Cussiter, et ce dernier aplatissait. Un essai venu du banc écossais, 19 à 13 à un quart d’heure de la fin, le XV du Chardon était bien décidé à vendre chèrement sa tunique.
Argentine - Ecosse 19-13
Les dernières minutes avaient des faux airs de Nouvelle-Zélande-France avec un siège écossais dans le camp argentin.
Au combat, les Pumas n’ont pas l’habitude de baisser les bras, et ce n’est pas en quart de finale qu’ils allaient déroger à la règle. Malgré une dernière frayeur sur une chandelle ratée de Parks, l’Argentine conservait son maigre avantage qui l’envoyait en demi-finale de Coupe du monde.
Pichot et Hernandez se congratulaient, les voilà en route vers un nouveau défi.
Les hommes de Marcello Loffreda vont se mesurer à l’Afrique du Sud, pour une demi-finale de choc, le dimanche 14 octobre, au Stade de France.
PommeQ
















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