Archives pour 6 octobre 2007

Tout a été dit et écrit sur ce quart que certains rêvaient finale entre la France et la Nouvelle-Zélande.
Ne restait qu’à le jouer.
Depuis leur faux pas en ouverture contre l’Argentine, les Bleus n’ont disputé que des matchs couperets. Contrairement aux All Blacks, qui lançaient véritablement leur Coupe du monde, les hommes de Bernard Laporte espéraient profiter de cette montée en puissance progressive pour déjouer les pronostics et déboulonner l’icône néo-zélandaise. Les Anglais avaient ouvert la brèche en étouffant les Wallabies, appliquant parfaitement un plan de jeu que Bernard Laporte pensait imiter : conquête, combat, cohérence collective et un jeu au pied réaliste pour vaincre, avec la conviction que seule la victoire est belle.

FranceBlack1.jpgAprès un haka sous haute tension, les Bleus défiant ouvertement les Blacks, le match s’engageait sous la direction du jeune arbitre anglais Wayne Barnes. Les deux équipes se jaugeaient lors des premières minutes, lorsque le premier coup dur survenait pour le XV de France. Sur un regroupement, Serge Betsen prenait un coup de genou involontaire d’un coéquipier et sortait sur K.O., remplacé par Harinordoquy. Le staff français se retrouvait dès la 5e minute privé de son emblématique guerrier et dépourvu de troisième ligne sur le banc. Un fait de jeu qui n’empêchait pas Dan Carter de convertir une pénalité à la 13e minute de jeu, en conclusion d’une action néo-zélandaise mal maîtrisée par la défense bleue.
Peu à l’aise en touche, les Français se trouvaient trop souvent acculés, refoulés, bloqués dans leur camp, à la merci des charges des Collins, Sivivatu et autres McDonald. Le seconde ligne Ali Williams manquait un essai pour quelques centimètres de sa chaussure en touche, avant que McAlister ne remette le couvert dans la foulée. Sur un ballon perdu par les Bleus, le centre néo-zélandais combinait avec Collins pour aplatir dans l’en-but français. Un avantage amplement mérité, tant le début de match était marqué du sceau néo-zélandais. Les Bleus sortaient doucement la tête de l’eau. Après un drop manqué de Traille, Beauxis ne parvenait pas à concrétiser le léger mieux tricolore sur pénalité, et le match se muait en jeu d’échec à base de coups de pied. Une tactique finalement payante pour Dan Carter qui retrouvait toutes ses sensations pour passer une pénalité à la demi-heure.
Au contraire, l’efficacité était loin d’être au rendez-vous pour les Bleus. Maladroits, chahutés en touche et en mêlée, dominés au contact, les partenaires d’Ibanez semblaient impuissants. Elissalde ratait le coche à 25 mètres sur pénalité, laissant 3 nouveaux points s’échapper. Il fallait attendre les arrêts de jeu pour que Beauxis ouvre enfin le compteur et ramène la France à 10 points de la Nouvelle-Zélande.
Le jeune demi d’ouverture français se distinguait à nouveau en début de seconde période. Après un contre d’Heymans, les Français attaquaient la ligne adverse dans les 22 mètres néo-zélandais : Beauxis tapait à suivre pour Jauzion, qui était “balancé” par McAlister. Carton jaune pour le Black, et 3 points pour les Bleus. En supériorité numérique, les Français reprenaient l’initiative : sur une relance depuis leur camp, les tricolores faisaient vivre le ballon pour inscrire un essai superbe par Dusautoir. Le sélectionneur néo-zélandais Graham Henry, sentant le vent tourner, faisait rentrer du sang neuf avec Evans, Leonard ou Jack. Les All Blacks remettaient une pression terrible, pilonnant au ras avec un pick and go efficace et dévastateur. Au bout d’une enième phase de jeu, So’oialo s’écroulait derrière l’en-but pour l’essai. La Nouvelle-Zélande repassait en tête, avant dix dernières minutes de folie.
Michalak venait de faire son entrée, et s’illustrait aussitôt. Sur une mêlée à la ligne médiane, Elissalde sortait petit côté, envoyait Traille au près qui passait les mains après contact pour servir le petit prince toulousain. Tout frais, Michalak mettait le turbo, évitait la cuillière de Leonard, fixait McDonald pour décaler Jauzion qui plongeait vers l’essai. Elissalde ne tremblait pas pour la transformation, et pour la première fois du match, le XV de France passait devant la Nouvelle-Zélande. Incroyable réaction française, au meilleur moment, pour un essai qui restera dans les mémoires du rugby français. Le Millennium Stadium de Cardiff résonnait de tonitruants ” Allez les Bleus “, Ibanez et Pelous trépignaient sur le banc, les Néo-Zélandais entamaient un siège intenable dans les 22 mètres français. Mais la défense tricolore réalisait alors une performance défensive hors normes : plaquages, contestations des ballons, dégagements, sans jamais commettre la faute fatidique…
Les All Blacks n’y pouvaient plus rien, Elissalde récupérait un dernier ballon gratté pour courir comme un fou vers la touche et mettre un terme à la rencontre. Pour la première fois depuis sept ans, la France venait de battre les All Blacks au bout d’un match d’une intensité physique exceptionnelle, un combat de tous les instants que les Français ont su relever. Mais c’est surtout l’efficacité retrouvée en seconde période qui a permis aux Bleus de s’imposer : deux occasions pour autant d’essais, des coups de pieds réussis, un sang froid remarquable qui fera regretter aux Blacks leur domination territoriale trop stérile. Les grandissimes favoris du pays au long nuage blanc pourront également s’interroger sur leur tactique frileuse, bien éloignée du rugby flamboyant qui faisait leur force.

Nouvelle-Zélande - France 18-20

Le staff tricolore a réussi son pari, Les Bleus ont éclipsé l’étoile noire de la Nouvelle-Zélande, Ibanez et Pelous auront encore deux matchs à jouer : en espérant que le dernier soit une finale, une vraie.
Pour cela, il faudra relever un nouveau challenge, avec une demi-finale que personne ne pouvait imaginer entre les deux géants de l’hémisphère nord.
Un France-Angleterre en forme de revanche de la demi-finale de la coupe du monde de 2003, remportée par des Anglais qui allaient ensuite devenir champions du monde.
Rendez-vous le samedi 13 octobre au Stade de France.
PommeQ

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Ce fait un bon moment que je n’ai pas fait de post sur de la Bande dessinées. J’en achéte toujours autant, mais je ne prends pas le temps de le mettre sur le blog.
Pour reprendre cette catégorie, je ne parlerai pas bande dessinnées mais ilustration…

Yeagle1.jpgDean YEAGLE a été impliqué dans à peu près tous les aspects du dessin.
La majeure partie de sa carrière a été passée dans l’animation, en tant que producteur-réalisateur, animateur, concepteur de personnages, maquettiste et storyboarder.
Il a également illustré des livres pour les enfants et des magazines, travaillé dans la publicité et la bande dessiné, et ses dessins humoristiques sont souvent publiés dans Playboy Magazine.

Livre du jour :
MELANGE

Paru en: septembre 2007
Série: Melange
Dessinateur: Yeagle D.
Scénariste: Yeagle D.
Genre: Art-Illustration
Editeur: AKILEOS
Album cartonné en couleur

Le contenu :

Fruit d’une collaboration entre un auteur et un éditeur, MELANGE est un superbe artbook qui réunit pour la première fois un assortiment de travaux réalisés par Dean Yeagle, dessinateur et animateur connu et reconnu, collaborant avec de grandes maisons comme Disney, Warner Bros ou en qualité d’illustrateur pour des agences de publicité et dont une des créations (créatures?), Mandy, a longtemps fréquenté les pages du magazine Playboy.
PommeQ

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Après une humiliante défaite 36-0, le 14 septembre, face à l’Afrique du sud, et un parcours peu convaincant en phase de poule, l’Angleterre abordait son quart de finale face à l’Australie avec l’envie de prouver sa valeur. Ces bonnes intentions se traduisaient par une nette domination des joueurs de Brian Ashton dans le combat des avants, et une animation du jeu au bénéfice du XV de la Rose.

AngleterreAustralie.jpgMême si les Australiens ouvraient la marque sur une pénalité transformée par Mortlock, ils ne paraissaient pas à leur avantage. Le capitaine des Wallabies qui venait de rater un coup de pied, en ratait un nouveau à la 14e minute, affichant ainsi un triste taux de réussite (1/3). En face, les Anglais se montraient audacieux, prenaient confiance face à un adversaire à court de solution, et Robinson, qui trouvait l’intervalle au quart d’heure de jeu, donnait aux Anglais l’occasion la plus nette jusque là.
A défaut de réussir à transpercer le dernier rideau, les Anglais pouvaient compter sur Wilkinson, pour concrétiser leur avantage. Deux pénalités réussies par le numéro 10 leur permettaient de prendre l’avantage à la marque.
Mais à la demi-heure, les Australiens sortaient enfin la tête de l’eau. Après une percée de Latham, un bon travail sur la largeur, puis une feinte de Barnes - jusque là peu en vue -, Tuqiri pouvait filer à l’essai. Un drop et deux pénalités ratées par Wilkinson privaient ainsi les Anglais de rentrer aux vestiaires avec le bénéfice d’une période globalement maîtrisée.
Le début de deuxième mi-temps voyait de nouveau les Anglais s’installer dans le camp adverse, mais pécher dans la finition. Tout juste obtenaient-ils une pénalité, transformée par Wilkinson. Le scénario se répétait quelques minutes plus tard. Sur une mêlée à cinq mètres, les Anglais, pourtant dominateurs, devaient se contenter d’une nouvelle pénalité pour reprendre l’avantage à la marque. Ce manque de réalisme des Anglais commençait à inquiéter leur sélectionneur Brian Ashton, face à des Australiens procédant en contre, d’autant que Wilkinson était loin d’être infaillible (drop raté à la 66e). A dix minutes de la fin, les deux équipes n’étaient toujours qu’à deux points d’écart.
Wilkinson échouait à redonner un peu d’air aux siens sur une pénalité plein axe sur la ligne des 50 mètres, qui passait juste à côté. Puis Mortlock ratait la balle de match sur une pénalité à la 76e, excentrée côté gauche, à plus de 50 mètres. Sur une dernière action australienne, les Anglais réussissaient à contenir l’adversaire sans faire la faute, et pouvaient laissaient exploser leur joie au coup de sifflet final.
PommeQ

Australie - Angleterre 10-12

Le XV de la Rose montre ainsi la voie aux Français. Les Anglais ont parfaitement neutralisé les Wallabies, qui n’auront pas marqué le moindre point en deuxième mi-temps. En demi-finale, les coéquipiers de Wilkinson rencontreront le vainqueur de Nouvelle-Zélande-France, le 13 octobre.

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Pour leur nouveau film de sa campagne de sensibilisation, SIDACTION voulait quelque chose de beau et qui choque dans le but de faire passer un message puissant.
Autant dire qu’avec cette nouvelle publicité la mission est parfaitement remplie : esthétique, très belle, poétique, sexuelle et terrifiante… l’idée créative du spot est admirable alors voici en avant-première la vidéo de ce que vous découvrirez sur vos télés dès novembre prochain…
En attendant, sortez couverts…
PommeQ

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Et si la solution pour gagner de l’espace passait par un simple rouleau de scotch…
J’avoue que cela me faciliterait pas mal la vie sur Paris.
3M SCOTCH® MAGIC™ TAPE

Advertising Agency: Serviceplan München/Hamburg, Germany
Creative director: Ekki Frenkler
Art Directors: Pei-Jen Müller-Lierheim, Miro Moric
Copywriter: Petra Nachtigall
Photpgraphers: Felix Holzer, Kevin Lee(ecopix)
Published: October 2007
PommeQ

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La dernière PUB qui secoue la blogosphére…
il n’y a pas de raison qu’elle ne passe pas sur METS PAS TES DOIGTS DANS TON NEZ

PLAYING SONY BRAVIA - BUNNIES

Advertising Agency: Fallon London, UK
Aired: 2007
PommeQ

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LaFraise.com

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