Archives pour 13 juin 2007

C’est un véritable événement le retour sur scène de la Fédératon Français de Funk, dans sa formation d’origine.

Avec des chansons aussi exaltantes que “Marco”, “Barbés” et “Le pire et le meilleur”, FFF aura marqué les années 90, au même titre que Urban Dance Squad,
Fishbone ou les Red Hot Chili Peppers quelques années plus tard. Ces chansons auront également participé à ma conduite quelque peu énervée en Vespa dans Paris( Quoi ??? “On badine pas avec la mort, mon amor…”)

Un retour très attendu donc, pour l’un des plus imposants groupe français… ce sera donc le 7 juillet 2007 à 22h sur la pelouse de Longchamp.
Je sais pas vous mais moi c’est sur j’y serai.
PommeQ

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Depuis ce matin, séminaire en province pour madame oblige, je me retrouve seul avec les filles… et cela pour 3 longs jours… et j’ai comme l’impression qu’elles vont m’en faire voir des vertes et des pas mures pendant au moins les 72 premières heures.
En attendant, je les dépose à leurs activités respectives et je me réfugie dans une salle obscure.

Séance du jour :
LA FAILLE
Par Gregory Hoblit / Gaumont Parnasse
(Titre original : Fracture)

Fort de son acteur principal (Anthony Hopkins), ce film pourrait se contenter de centrer la trame autour de lui. Il n’en est rien et la plus grande surprise vient de Ryan Gosling qu’on attendait pas à ce niveau. Le binôme forme une alchimie convaincante et passionnante. Un joli brûlot également semble poindre en trame de fond sur les travers et les limites du système judiciaire Américain procédurier à outrance, mais surtout sur les antagonismes opposant les modestes cabinets public et les élitistes et puissantes boites privées chasseuses de tête et machine à générer du profit aux buts bassement mercantile avéré. C’est içi que Ryan Gosling interprète le personnage le plus intéressant en luttant intérieurement entre ses ambitions personnels et le pouvoir de s’élever professionnellement que lui offre le privé et son besoin de justice et de vérité au risque de tout perdre que lui dicte sa conscience. Quand en plus les sentiments s’en mêle avec la gracieuse Rosamund Pike qui est parfaite en miroir qui lui renvoie l’image de ce qu’il risque de devenir, on s’aperçoit que le scénario est bien plus vaste qu’on ne le pense et ne se focalise pas uniquement sur l’affrontement intellectuel des deux acteurs principaux fantastiques que forme ce duo improbable. Aucune longueur à déploré durant toute la séance, le scénario veillant à approvisionner en situation le spectateur pour le maintenir sous pression jusqu’au dénouement final. On regrettera juste une fin un peu rapide qui passe sous silence nombre de chose pourtant largement développé tout au long du film et qui laisse quelques interrogations au spectateur attentif, à commencé par les conséquences des choix de notre avocat malmené par cette enquête bien particulière.
Au vu de son évolution intérieure on été en droit d’en savoir un peu plus sur ses orientations finales, mais bon, le film a parfaitement rempli son office et laisse un souvenir positif, n’est ce pas le plus important?
PommeQ

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TF1 devrait faire un carton plein niveau série cet été avec la cinquième saison de 24, la troisième de Lost et la première de Heroes.
La chaine vient d’annoncer sa programmation et ça va être dense en épisodes…

Les premières à ouvrir le bal sont Heroes et 24 (saison 5) qui seront diffusées sur TF1 à partir du 30 juin avec trois épisodes de Heroes à 20h50 suivis directement par trois épisodes de 24.
Vos samedi soir seront donc remplies de pas moins de 4 heures et demi de visionnage…et encore, sans compter les pubs : dur !

Lost (saison 3) prendra pour sa part, la seconde partie de soirée de vos lundi, avec là encore trois épisodes d’affilés et ce à partir du 2 juillet prochain.

Du lourd que du lourd… un bonheur.
PommeQ

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Ce soir c’est soirée au Comique, invités par Mister B, pour un des derniers spectacles de Jérôme SAVARY avant son départ à la retraite forcée (Et oui, c’est pas tous les jours facile de garder la direction d’un theatre publique en France passé 60 ans… Et croyez moi que pour en avoir parlé avec lui et ses proches plus d’une fois, cette retraite est loin d’être voulue par l’interressé… hein Chouchou…)

La pièce du jour:

A LA RECHERCHE DE JOSEPHINE
Par Jérôme Savary / Opéra COMIQUE

Le spectacle commence par une complainte déchirante du Vieux Sud sur les ruines de New Orleans dévastée par Katrina. Puis une voix grave et ténébreuse s’élève. Sorte d’allégorie en gabardine et haut-de-forme élimé, le vieux Joe nous raconte un monde emporté par l’ouragan : celui d’une ville où Noirs et Blancs étaient unis par le jazz et nourrissaient la cité désormais entre les mains d’un président pro-Wasps. ‘A la recherche de Joséphine’ est donc loin d’être une énumération biographique plate de la célèbre danseuse. C’est une sorte de fable où se mêlent histoire du jazz et question identitaire des Noirs qui se dessine à travers le destin de cette native du Mississippi. Le spectacle de Savary ne craint pas de nous renvoyer les clichés que le colonialisme a façonné au cours des siècles : le bon sauvage venu d’Afrique, Duke Ellington aux joues de montgolfière puis Joséphine Baker et sa couronne de bananes, le Paris des années vingt à ses pieds, les hommes de pouvoir sur son oreiller. Le grand monsieur de la balle nous fait passer du rire au blues, étonnant sans cesse par l’audace de sa mise en scène dont le modernisme n’est pas une fin en soi mais une interprétation intelligente du monde qui nous entoure. A part lui, qui aurait osé mettre des rappeurs exécutant des claquettes ? Servi par une troupe de danseurs outre-Atlantique au niveau époustouflant, ça claque, ça jazz, ça bouge, ça joue du tam-tam et les applaudissements rythmés des spectateurs participent à cette euphorie collective, le souffle brûlant de l’Afrique en arrière-plan.
Et surtout retenez bien ce nom : Nicolle Rochelle, LA ‘Joséphine’ de Savary. Perle couleur café, belle, séduisante, drôle, dont le corps enflamme la scène, royale en paillettes et fourreau, entonnant magnifiquement ‘J’ai deux amours’. Exceptionnel, à travers un public métissé, on voit un brassage culturel palpable dans les sièges en velours de l’Opéra-Comique, prouvant combien ce spectacle fédérateur dépasse tous les clivages
Une bien jolie soirée…
PommeQ

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