Aujourd’hui, c’est mon grand retour dans les salles obscures… TBO est à l’école et TLO est enfin de retour à la créche après 2 longues semaines de petits bobos…
Je reprends mon programme de rêve : Expresso 4 shoots + Journal en terrasse + Séance de cinoche en matinée… Que du bonheur.

Séance du jour :
BOULEVARD DE LA MORT - UN FILM GRIND HOUSE
Par Quentin Tarantino / Gaumont Parnasse
(Titre original : Grindhouse: Death Proof)

Initialement prévu comme un double programme, comme le faisait dans les années 60/70 les GrindHouse, des petits cinémas de quartier aux Etats-Unis où leur atout principal était de diffuser toute la nuit des films dits d’exploitation (blaxploitation, sexploitation, kungfuxploitation, nunsploitation). Cette fois-ci, c’est au tour du tandem Tarantino / Rodriguez de s’y coller, en y réalisant leur propre GrindHouse, en rendant plus particulièrement hommage aux films dit de Série B ou Z, y compris les Slashers. Chacun réalisant un segment, l’un avec Boulevard de la Mort, l’autre avec Planète Terreur. Manque de chance pour nos deux acolytes, contre toute attente, le succès n’a pas été au rendez-vous et s’est littéralement scratcher au box office, laissant sur le carreau leurs producteurs, les frères Weinstein. C’est dans l’incompréhension la plus totale qu’ils ont du faire face à ce refus catégorique du public US. Pourtant l’idée de départ était judicieuse, diffuser deux films d’horreur entre-coupés par de fausses bandes-annonces. Tarantino apprenant la nouvelle, a filé en salle de post-prod (avant d’aller à Cannes présenter son film en compétition) afin de remonter entièrement le film avant sa diffusion dans le reste du monde. Cette fois-ci on découvre un tout nouveau film, sans le double programme auquel on s’attendait tous depuis des mois. Néanmoins, le résultat final est comme on l’espérait. On retrouve bien la touche du réalisateur, que se soit dans la mise en scène, le montage (où il a pris un malin plaisir à dégrader la qualité photo, utiliser un grain différent, ou encore, ajouter volontairement des sauts de pellicule), sans oublier les cadrages sur ces silhouettes de rêve et puis cette B.O. qui est une fois de plus, remarquable ! On retiendra aussi quelques références cinématographiques auxquelles on ne peut échapper, comme Duel (1971) ou encore Point Limite Zero (1971).
Death Proof est un régal à la fois jouissif et jubilatoire ! On en redemande !
Je vais avoir du mal à tenir jusqu’au segment de Rodriguez… surtout qu’il n’y a toujours pas de date officielle… Mi-septembre selon les derniéres rumeurs !!!
Wait & see.
PommeQ

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