HEY mon ami, t’aimes ça manger des patates ??? TETES A CLAQUES.TV
Publié par whoswalt dans WebLa cyberplanète francophone est depuis quelques mois en proie à un phénomène hilarant provenant de la Belle Province. Dès leur apparition su le Web, LES TETES A CLAQUES ont embouteillé les écrans d’ordinateur de milliers d’internautes qui se bidonnent en visionnant les aventures de Raoul, d’Yves le King de Val-d’Or, de la belle Cécile ou d’Uncle Tom.
Extrait du sketch où Uncle Tom, sourire éblouissant,
tente de fourguer un épluche-légumes fictif, le «Willi Waller 2006», à la manière des vendeurs du téléachat : «Heyyy, mon ami, t’aimes ça, manger des pétates ? Des pétates pilées, des pétates frites, des pétates au Cheez Whiz (2)… Ben Uncle Tom, y’a une super patente pour toé qui aime beaucoup les pétates : le Willi Waller Two Thousand Six. Avec le Willi Waller Two Thousand Six, ça va pas te prendre trois fois moins de temps à éplucher des pétates ni quatre fois moins de temps à éplucher des pétates. Non, avec le Willi Waller Two Thousand Six, ça va te prendre deux fois moins de temps pour éplucher tes pétates.» L’humour est franchement absurde, mais les amateurs ne se lassent pas et en redemandent.
Tout commence en août 2006 dans le sous-sol d’un pavillon de banlieue situé dans l’ouest de Montréal. Michel Beaudet, un publicitaire de 40 ans, y bidouille des animaux en pâte à modeler dans le but de créer une minisérie éducative destinée aux enfants. Anéanti par le travail de titan nécessaire à l’animation image par image des visages de ses figurines,
il a l’idée géniale de superposer, sur des têtes de poupée, des images de ses propres yeux et bouche, celle-ci agrémentée de prothèses dentaires. Sa première création met en scène des grenouilles et, avant de démarcher d’éventuels diffuseurs, il la teste auprès de son entourage. Le succès est immédiat. Pas en raison des vertus pédagogiques du sketch, mais de son humour potache. Michel Beaudet décide alors de se lancer à l’assaut de l’Internet.
Relayées par les plateformes d’échange de vidéos, les Têtes à claques se transforment en hit et, en quelques semaines, les sketchs deviennent cultes. Ainsi, celui, vu 4,6 millions de fois, se moquant de la psychose nord-américaine à propos du terrorisme : le pilote du vol «One Thirty Two» angoissé par un passager «au comportement suspicieux» (il a une lime à ongles et sa canette de jus de raisin pourrait bien être «une bombe atomique» ) prévient la tour de contrôle, qui lui envoie illico un chasseur américain pour abattre le vol «One Thirty Two».
L’épluche-légumes Willi Waller 2006 est quant à lui devenu LE cadeau gag de la saison des fêtes. Certaines enseignes québécoises flairant le bon filon ont inscrit le nom à leurs propres étals d’épluche-légumes au plus grand plaisir de leurs caisses enregistreuses. Et même le Premier ministre du Québec s’y met. Lorsqu’un journaliste lui demande ce qu’il souhaite en 2007, Jean Charest répond : «Une victoire aux élections et un Willi Waller 2007 !»
Les Têtes à claques ne font pas toujours rire. Certaines écoles et entreprises les bannissent de leurs connexions Internet. Les premières estiment les propos vulgaires et les stéréotypes conservateurs des Têtes à claques contraires à leur mission éducative. Quant aux entreprises, elles jugent que leurs employés perdent trop de temps à visionner les sketchs humoristiques pendant leurs heures de travail.
Il en faudrait plus pour porter préjudice aux Têtes à claques. Plus de 250 000 internautes se rendent en effet sur le site chaque jour, dont près de 15 % sont européens, en dépit de l’accent québécois pas toujours compréhensible. Le succès ne semble pas prêt de s’effriter : Michel Beaudet vient de signer un contrat avec la société de production québécoise Juste pour rire. Ses clips devraient désormais partir à l’assaut des chaînes de télévision du monde entier. A suivre…
PommeQ
Tags: Art, Humour, Série TV, Web









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