Archives pour 26 mars 2007

Les éditions MARVEL PANINI, rééditent une des série les plus étonnantes des années 90…
THE PREACHER

Certains le trouve outrageant, énervé, provocant. Ils ont raison. Mais c’est aussi un des comics les mieux écrits qui soit disponible actuellement. L’histoire suit le (ex-)révérend Jesse Custer, son (ex-)petite amie et (ex-)tueur à gages Tulip et Cassidy, un vampire irlandais. Genesis, une entité de pure énergie enfantée par un Ange et un Démon, s’échappe du Ciel et trouve en Jesse une âme parfaite avec laquelle se fondre. Ainsi muni de pouvoirs spéciaux que je vous laisserai découvrir par vous-même, Jesse par en quête de Dieu, qui a apparemment laissé tomber son job, le fils de pute. Les anges abandonnés à leurs responsabilités (celles de Dieu) envoient sur terre la seule personne capable d’arrêter Jesse Custer : le “Saint of Killers”…
Vous recherchez une certaine profondeur d’écriture, dans quelque chose d’un peu énervé? Un peu provocateur? Alors ne cherchez pas plus loin que “Preacher”. Ce merveilleux conte de péché et de rachat, de trahison et d’amitié, d’alcool, de vampires, d’explosions et, à diverses occasions, présentant des types se faisant tirer l’oreille (avec un gros gun), une femme se faisant poignarder la main sur le tableau de bord d’une voiture, un chat enfermé dans la cuvettes des chiottes (dont on tire la chasse)… en fait vraiment toujours trop (dans le sens le maximum, mais en mieux) dans tout : violence, offense, profanation, blasphème, bizarre, divertissement, fun, perversion superficielle avec de caractères à forte moralité.
Le dessin de Steve Dillon est vraiment bon et correspond parfaitement à l’histoire. Il respecte l’anatomie humaine, même (et surtout!) lorsqu’elle est détruite, écrasée, brisée, touchée (traversée) par balle, brûlée, mangée (vivante) ou n’importe quoi d’autre, choses que vous trouverez sûrement lu long du conte.

Le premier album relié de Preacher (”Gone to Texas”) montre Jesse Custer s’habituant à ses nouveaux pouvoirs et à sa mission… Je ne vous en dirais pas plus, car moins vous en saurez, plus vous apprécierez le spectacle (si vous avez un esprit suffisamment ouvert et relativement tordu). Cette série est littéralement une bombe atomique. Ne réfléchissez plus… N’hésitez plus … Jetez-vous dessus.
PommeQ

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Et en attendant (et c’est peu dire qu’on est un certain nombre à attendre) et malgré toutes ces rumeurs sur le net, toujours pas de date officielle pour la sortie de Leopard… Dernière communication officielle Apple : Sortie prévue pour le printemps confirmée…
WAIT & SEE
PommeQ

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Je crois qu’un des matins les plus agréables, lorsque l’on ne travaille pas, c’est bien le lundi… C’est dingue, le lundi matin, tout le monde fait la tronche. Moi, ce matin commence comme tous les matins avec un double expresso, un journal et une terrasse… et en plus, du soleil… trop de soleil d’ailleurs, encore quelques minutes et je m’enferme dans une salle de cinéma.

Séance du jour :

CONTRE-ENQUETE
par Franck Mancuso / Gaumont Parnasse

Si Jean Dujardin a voulu prouver qu’il était capable de jouer autre chose que des rôles comiques ou parodiques, c’est gagné ! Il s’agit ici d’un film sombre, tendu, à l’atmosphère oppressante et angoissée. Comment pourrait-il en être autrement quand le sujet est l’un des plus douloureux qui soit : le meurtre d’un enfant ? Il s’agit aussi de montrer les limites de la justice des hommes, pourtant peu indulgente avec les assassins d’enfants, dans ce cas extrême où aucun verdict, si sévère soit-il, ne peut apaiser une douleur innommable. Jean Dujardin incarne avec sensibilité et émotion le capitaine Malinowski, à la fois policier rigoureux et père ravagé par la mort de sa fille dont il se sent responsable. Pendant trois ans, il va jouer un étrange jeu que ni ses collègues, ni sa femme ne peuvent comprendre : faire libérer celui qui a été reconnu coupable du meurtre. Entre les deux hommes, une correspondance s’échange et la « contre-enquête » de Malinowski aboutit à l’acquittement du condamné qui n’a cessé de se dire innocent. Sans dévoiler la fin, que chacun comprendra et jugera « en son âme et conscience », il faut saluer le subtil duel entre deux manipulateurs, l’un se servant de sa perversité pour entraîner dans son camp quelques femmes en mal d’amour, et l’autre, utilisant toute sa douleur et son sentiment de culpabilité pour accomplir jusqu’au bout, envers et contre tous, ce qu’il pense devoir à sa fille et à lui-même. En mettant en scène une histoire dont l’actualité nous donne malheureusement régulièrement d’autres exemples, ce film bouscule nos certitudes et nos principes, sans pour autant nous fournir une réponse toute faite : que vaut une procédure judicaire devant la mort d’un enfant? L’action personnelle soulage-t-elle vraiment d’une telle abomination? Que faire pour protéger les enfants? Autant de questions qui nous laissent face à nous-mêmes, sans complaisance ni esquive possibles.
Pour moi c’est tout vu… ce sera très long, TRES LONG et TRES DOULOUREUX…
PommeQ

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