
Comme je l’avais annoncé il y a quelques jours, j’ai vraiment craqué sur la série Lucha Libre… je fonce donc à la FNAC Montparnasse avec la ferme intention de me payer le numéro 2… mais là c’est le drame… seul le numéro 3 est disponible. Monde de merde.
Je ne peux tout de même pas repartir sans rien… Aujourd’hui coté BD, ce sera donc …
TOP10 The Forty-Niners
Dessin par Gene HA / Scénario par Alan MOORE
Ayant adoré Top 10, c’est avec une véritable impatience que je me suis jeté sur The Forty-Niners, prequel de la série racontant avec humour et originalité les aventures de super-policiers dans Neopolis, ville emplie de super-héros. Je ne suis pas déçu même si je préfère finalement la série originelle.
Gene Ha fait preuve d’un dessin très maîtrisé. Il me parait un peu plus réaliste dans Forty-Niners que dans Top 10, mais je crois que cela tient surtout à la colorisation. Art Lyon, le coloriste, nous offre en effet des planches aux couleurs désaturées, donnant une véritable ambiance vintage au récit, nous plongeant d’autant plus facilement dans l’époque d’après Seconde Guerre Mondiale.
Par contre, autant je trouve le tout joli et esthétique, autant je regrette un peu le manque de contraste qu’impliquent cette colorisation et ce dessin. Les détails sont un peu moins faciles à discerner.
A noter que Gene Ha glisse un petit peu moins de personnages anecdotiques dans ses décors que dans Top 10 même si on en reconnaitra comme toujours un bon nombre de visages connus (Flip de Little Nemo in Slumberland, the Yellow Kid, le capitaine Haddock, Popeye, … ).
Le scénario, pour sa part, nous amène à découvrir les débuts du 10th precinct, le fameux commissariat de Top 10, au moment où Neopolis commence tout juste à accueillir les super-héros, personnages fantastiques et super-vilains de toute la planète. A l’aide d’une introduction rappelant immanquablement celle de Top 10, nous allons rencontrer un très jeune pilote d’élite, une de ses anciennes rivales, aviatrice allemande repentie, puis les autres membres variés et originaux de la petite équipe de super-policiers qu’ils vont tous plus ou moins former. Et face à eux deux voire trois menaces qui se mêlent, requérant leur travail pour protéger la jeune ville de Neopolis.
C’est un scénario réussi, à la fois dense mais suffisamment court pour tenir en un seul tome.
Ce scénario reprend cependant toutes les composantes des albums de Top 10, se contentant de les placer dans une ambiance un peu différente de “début de règne”. Celui qui connait donc déjà la ville de Neopolis ne sera pas tellement surpris par l’originalité de ce récit. Ce sont finalement juste quelques péripéties de plus dans l’histoire, ceci dit excellente, du 10th precinct.
Et tant qu’à faire, même si je suis très heureux de découvrir les origines de Neopolis et comment des savants nazis ont participé à son élaboration, j’aurais, je pense, davantage encore aimé un nouveau tome de Top 10 à la place. Je m’étais en effet grandement attaché aux héros de la série originelle, et en un seul tome, même bien rempli, on manque un peu de temps pour s’acoquiner avec les nouveaux héros de ce one-shot.
Bon, je donne l’impression de critiquer The Forty-Niners mais c’est parce que je le compare à une série que j’ai vraiment adoré, Top 10. Mais The Forty-Niners n’en reste pas moins un excellent comics, une lecture que je conseille vivement et qui plaira d’autant plus aux amateurs d’Alan Moore.
PommeQ
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