Aujourd’hui,c’est le premier jour du Week-end Sidaction
loin de moi l’idée de vouloir donner des leçons aux gens mais c’est le bon jour bon faire un don. (D’un autre coté, pourquoi serait-on abliger d’attendre un jour défini pour faire un don ??? Pourquoi toujours attendre que quelqu’un d’autre décide pour nous ???)
Bref Sidaction oblige, mon choix ciné est forcément militant…

Séance du jour :

LES TEMOINS par André Téchiné / Gaumont Parnasse

Avec son dernier film, Téchiné nous plonge dans les années 80, et plus précisément dans le contexte des années sida. Employant une très belle image, dont le grain nous rappelle cette époque aux couleurs si particulière (j’ai retrouvé les tons orangés de ce magnifique papier peint du salon de mes parents), il nous offre un film dont la vraie force repose sur son réalisme psychologique face au thème principal. Les sujets tels que l’insouciance, puis sa perte face à la découverte de la maladie, ainsi que la reconstruction à la suite de la perte des êtres chers, auront rarement été traités de manière aussi juste et subtile dans l’histoire du cinéma (français en tout cas, le cinéma américain ayant eu Philadelphia). Maniant les raccords avec beaucoup d’habileté, la caméra-stylo de Téchiné, qui signe ici une réalisation riche et fluide, n’aura jamais été aussi judicieuse. Traitant son sujet avec le rythme ou la nervosité du film d’action ou policier, il joue la carte de l’anti-mélodrame, dans un scénario où il aurai été tellement facile de sombrer dans le sentimentalisme larmoyant, et ce malgré une musique enivrante et imprégné d’une force émotionnelle qui n’est pas sans rappeler les compositions mélancoliques de Phillipp Glass (The Hours, Chronique d’un scandale,…) Les acteurs, à fleur de peau, trouvent ici des rôles fins et intéressants dans des registres qu’ils n’ont pas encore tous forcément exploré jusqu’à présent. Quintet de comédiens incandescents, Michel Blanc (même s’il manque d’étoffe), Johan Libéreau (solaire), Emmanuelle Béart (pour une fois remarquable et si souvent totalement nue), Julie Depardieu (Exemplaire et lunaire) et Sami Bouajila dont c’est peu dire qu’il est un comédien extraordinaire.
Par contre, au risque de passer une fois de plus pour un psychopathe, c’est dingue le nombre d’anachronismes flagrants qui sautent aux yeux tout le long de ce film… je passerai sur le Renault Velsatis et la mini Cooper qui passent en arrière plan (en plein Paris 1985) mais le gros plan sur le drap “hôpitaux de Paris 2006″ c’est lourd… on peut m’expliquer comment cette coquille à pu passer au montage ???
PommeQ

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